Clément Thomas

Pindre comme un gland, il poussera un chêne
La place du vivant dans l’art de Clément Thomas

 

Clément Thomas entre à l’école des Beaux-Arts de Toulouse en 1979.
Il y fonde en 1983 le groupe « Peinture Immédiate » avec Philippe Hortala, Henri Darasse et Alain Fabre.
Il pratique la peinture à la bombe, rapide et incisive, sur des sujets humanistes ou hermétiques inspirés de la peinture de la renaissance italienne. Premières expositions.

1984 : présent à la foire d’art contemporain ARCO 1984 à Madrid avec la galerie Axe Art Actuel de Toulouse.
Il réalise le décor pour le festival Piano aux Jacobins à Toulouse.
Diplômé en 1984, il s’intalle à Rome doté d’une bourse d’études. Il en rapportera un goût pour les matières riches et sombres de la peinture à l’huile italienne.

Retour à Toulouse en 1985. Il participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger, en groupe ou en solo, en institutions ou en galeries privées.
En 1987, il fait la rencontre de Raymond Hains, Ben Vautier, Bertrand Lavier, Niele Toroni, Carel Visser, Alan Charlton, Jan Dibbets, Stanley Brouwn,  au contact desquels il radicalise son art et y intègre une dimension humoristique qui fait sa signature. Il se fait remarquer en utilisant des boîtes de saumon rose en guise de pots de peinture et des draps housses tendus sur châssis en guise de tableaux. Apparition des matières vivantes et des préoccupations sur le vivant dans sa peinture.
1988 : il écrit Aphorismes, un recueil de formules humoristiques ou amères où il prône l’énervement essentiel et retourne la formule de l’énergie d’Einstein. Il produit la première version du Poteau Rose qui réapparaîtra en 2018 sous la forme des VollPfosten.
En 1989, le FRAC Midi-Pyrénées, aujourd’hui FRAC Occitane, acquiert trois de ses œuvres.
Il s’installe à Paris et entame 10 années de réflexion vouées à l’écriture et à la refonte des grandes lignes de son travail plastique.

1998, exposition personnelle à la galerie EOF à Paris, doté d’une bourse de la DRAC – catalogue.
Fin 1998, il rencontre Antoine Moreau (copyleft attitude) et il rejoint le collectif « lieudit.org », premier groupe d’artistes en réseau en France duquel il sera expulsé pour insubordination.

1999, avec Jean-Philippe Halgand et Paul Dupouy, il fonde « pavu.com«  qui deviendra rapidement une « entité » incontournable du net-art international historique. « The best net-art band ever » (voir l’impressionnant PressKit de pavu.com)
Les années qui suivent sont marquées par une pratique multi-supports et une grande activité sur les réseaux internet internationaux.
Tout est à inventer sur internet qui prodigue quantité d’informations qui, entre les mains des trois membres de pavu.com,  deviennent matière artistique brute : la « matière informative ». C’est l’époque des premiers gifs animés, du code, du videoStreaming, des échanges musclés sur mailingLists…
pavu.com s’impose comme une entité redoutable et redoutée à l’humour féroce dont le slogan est : « Forget the avant-garde. Get ready for the En-garde ! »
pavu.com tourne et produit deux séries de quatre courts métrages, les « pavu.com Motion Squares« , écrit et produit 40 « moussongs« , les fameuses chansons pour la souris. PINE!k, une version pour les enfants de mois de trois ans des moussongs sera enregistrée aux studio Kaissapol à Bordeaux en 2005.
Le pavu.com PINE!Konzert sera performé à la Documenta 12 Off de Kassel en 2007 et verra l’apparition du personnage central de Wonder Woman dans le cénacle des personnalités politiques de premier plan soutenues par pavu.com et dont la carrière perdure dans l’œuvre de Clément Thomas.

En 2000, pour affiner ses techniques de la main souple et de l’En-garde, Clément Thomas entre dans la pratique des arts martiaux. Il est aujourd’hui 2e dan de Hapkido.

En 2004, il crée le personnage de « l’hyperbarde ctgr » qui transpose en chanson les messages d’insultes diffusés sur les mailing lists artistiques.
Le succès des « flame songs » est phénoménal et les concerts s’enchaînent.
Article de Marie Lechner dans Libé.

2004. Il expose « Red vs Red People«  une approche radicale de la couleur et de la pratique picturale à la galerie Nuit d’encre à Paris.

pavu.com œuvre sur le réseau des réseaux pendant 7 ans, puis disparaît dans un écran de fumées pour s’installer 7 ans sur le mont Kaisapol et y suivre l’enseignement du Gurmuru Surdman.
Les projets de pavu.com ont été montrés à New York, Skopje, Kassel, Francfort, Tijuana, Murcia, Amsterdam, Copenhague, Athènes, São Paulo, Paris et sur le Web.

2009, voyage en Chine et retour.
Entrée dans la pratique de la peinture chinoise et de la calligraphie.

2012, parution d’un article articulé autour de l’œuvre « IBM – International Bleu Marine » dans le blog du musée d’art contemporain des Abattoirs de TOULOUSE.

2014, pavu.com redescend du mont Kaisapol pour diffuser la parole du Gurmuru : BROWN! – Galerie sun7 – Bordeaux

2015, exposition personnelle chez Kepler Art Conseil, galerie de l’Angle à Paris : « Brown! It’s gonna heal »
Les ourses, les poireaux, les glands, les olives, les grenades, les fayots apparaissent dans la peinture de Clément Thomas.

2016, Big Words – une Brown Walk dans la forêt de Fontainebleau.
Les premières ambassades pour les êtres vivants non humains sont fondées.

2017, Teufel Tricks – marche et installation préparatoire à une Brown Walk à Worpswede – Allemagne.

2018, La fête de l’Ours – exposition au musée de la Chasse et de la Nature de Paris.
2018, Fisch den Bären – exposition personnelle chez Kepler Art Conseil, galerie de l’Angle à Paris.
2018, Horizons d’eaux #2 : Tout pour la couleur : Fabrice Hyber, Thomas Kausel, Jacques Monory, Clément Thomas, Simone Villemeur-Deloume – FRAC Occitanie – Musée des Abattoirs – Toulouse
2018, La patrouille de France entre dans l’histoire de la Pinture – Paris
2018, Barbizon Brown ; La migration des AmbassadeursMusée de la Chasse et de la Nature – Paris
2019, Barbizon BrownVille de BarbizonKepler Art Conseil – Barbizon
2019-2020, apparition du concept de Protocène et des sculptures du Protocène dans l’œuvre de Clément Thomas, enrichis par la présence des StukaForests, GoldShit, ShitFuß et GoldFuß, droppings, Vollpfosten, et de la figure du Yéti et des GoldKartofeln.
Fondation de la Brown School ov Pinting et rédaction de la première partie du Traité d’esthétique dégradatoire de la Brown School ov Pinting.
Élargissement considérable de la formulation de la Pinture de paysage : « Ne pas oublier que l’acte de marcher dans une merde est dans la pinture, que la synthèse formelle ou sémiotique de la pensée picturale n’abolit pas un tel acte ou tout autre acte de la vie du pintre, actes sans lesquels il n’y a aucune pinture possible. »

BROWN! Va bene.